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Posted by on Août 28, 2014 in Revues | 0 comments

Synthèse et progrès. Santé Intégrative n°40

Dr Philippe TOURNESACL’édito du Dr Philippe Tournesac, Revue Santé Intégrative n°40

Pendant des décennies, l’autisme a été attribué à des traumatismes psychologiques liés aux rapports parents- enfant et en particulier ciblés sur la mère. Les psychanalystes, omniprésents dans le système hospitalo-universitaire de l’époque, se sont donc retrouvés naturellement au centre du traitement.

Puis on a vu apparaître la théorie génétique. Les généticiens se sont lancés à la recherche du gène ou des gènes responsables. Il a fallu rapidement se rendre à l’évidence qu’il n’y avait pas un gène de l’autisme. On a alors émis l’hypothèse qu’il fallait une combinaison de gènes. Mais là encore, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances.

L’origine environnementale a eu ses heures de gloire. Les vaccins ou le mercure ont été les grands coupables.

Des déficiences nutritionnelles ont ensuite été envisagées : vitamine B6, magnésium, vitamine D…

Un dernier article publié dans le JAMA* en mai 2014 met en avant un dysfonctionnement épigénétique. L’environnement des gènes au stade embryologique serait responsable d’un mauvais fonctionnement du génome et donc des cellules avec un trouble du développement neurologique. L’état des ovocytes et des spermatozoïdes serait déterminant. Ces enfants ont souvent des troubles digestifs ; pour certains, l’enchaînement d’infections ORL joue certainement un rôle délétère; qui s’y intéresse ?

En médecine intégrative, il ne s’agit pas d’isoler un facteur causal et de le traiter. L’approche intégrative prend en compte les aspects multifactoriels, génétiques, épigénétiques, nutritionnels, immunitaires, hormonaux, neurologiques et psychologiques. Notre démarche médicale obsédée par la recherche de causes précises pour les maladies bloque une prise en charge globale cohérente dans le temps et dans l’espace. La plupart des maladies chroniques ont les mêmes origines. En combinant les découvertes et les hypothèses, on individualise les solutions pour optimiser les résultats. Espérons que les spécialistes de l’autisme prendront en compte ces multiples dimensions de la maladie.
*JAMA : Journal of the American Medical Association

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Marion Chervy

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