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Posted by on Nov 5, 2016 in Cancer |

Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l’hypnose

Hypnose et Thérapies brèvesLentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce.

Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient. Cette anxiété majeure a d’ailleurs conduit à une série d’investigations scientifiques qui ont mis en évidence l’effet traumatique que représente l’annonce d’un diagnostic de cancer, conduisant même certains patients à développer des symptômes de Stress Post-Traumatique (Gonçalves et al., 2011). Pour cette raison, la prise en charge de l’impact traumatique généré par l’annonce d’un cancer pourrait être assimilée au traitement du stress post-traumatique, d’autant plus que la complexité de la maladie cancéreuse est liée à son incertitude et à une réalité somatique qui est inscrite dans le corps du patient et qui n’est pas discutable.

L’hypnose permet la mise en évidence, chez le patient traumatisé, d’une focalisation toute particulière. En effet, le patient qui se focalise principalement sur des événements négatifs tend à amnésier les autres événements positifs de son vécu. Dès lors, l’intérêt d’une approche hypnotique consiste à « défocaliser » le patient et à traiter cette amnésie. Afin d’illustrer cet objectif thérapeutique, nous pouvons nous référer à la prise en charge de la douleur chronique. En effet, dans ce domaine, le patient présente une douleur réelle et une souffrance émotionnelle qui conduit à une sensibilité accrue à la douleur. Dans ce cas, l’hypnose médicale joue un rôle prépondérant, permettant de soigner cette composante émotionnelle.

Suite à l’éclairage de l’hypnose médicale et à son efficacité dans la clinique de la douleur (Benhaiem, 2005), le patient cancéreux, traumatisé par son diagnostic, peut être accompagné comme un traumatisé chronique. En effet, l’approche hypnotique permet, d’une part de traiter les émotions qui sont associées à l’événement traumatique comme les hypnotiseurs le font dans la réduction des sensations douloureuses auprès des patients présentant une douleur aigüe, et d’autre part de modifier la perception que le patient a de son traumatisme en le réassociant et en lui permettant de se recentrer sur son corps comme certaines techniques hypnotiques le proposent, notamment chez le douloureux chronique.

Afin de répondre à l’intérêt grandissant d’une prise en charge de « l’après cancer » et de traiter le traumatisme chronique généré par l’annonce de ce diagnostic, cette réflexion clinique s’articule en quatre points. Dans un premier temps, nous aborderons la question du traumatisme de l’annonce du cancer. Dans un second temps, nous nous intéresserons au vécu du patient atteint d’un cancer, notamment à l’impasse à laquelle il est confronté. Dans un troisième temps, nous discuterons des phénomènes hypnotiques en jeu chez le patient cancéreux pour, enfin, dans un quatrième temps, aboutir à une réflexion sur une méthode de prise en charge de cet après-cancer.

  1. L’IMPACT TRAUMATIQUE DE L’ANNONCE DU CANCER

L’annonce du diagnostic du cancer altère irrémédiablement l’idée que le patient se fait de son avenir (Buckman, 2001). De ce fait, les perspectives d’avenir du patient deviennent pessimistes dans la mesure où non seulement ses projets de vie s’effondrent mais, également, parce qu’il est confronté à une incertitude quant à sa guérison.

Cette annonce, qui affecte le patient à un niveau « vital », est associée, dans la littérature, à un événement traumatique. En effet, selon Gonçalves et al. (2011), la symptomatologie anxieuse chez les patients qui viennent d’être diagnostiqué d’un cancer est relativement similaire à celle des patients souffrants de Stress Post-traumatique, qui est définit dans le DSM IV comme étant « un ensemble de réactions ou symptômes qui peut se développer chez une personne après qu’elle ait vécu, été témoin ou confrontée à un traumatisme, c’est-à-dire un événement qui a provoqué la mort ou de sérieuses blessures ou qui impliquait une menace de mort ou de graves blessures et qui a suscité une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur ». En outre, dans le cadre de cette pathologie, tout comme suite à l’annonce du cancer, le patient développe deux types de réactions : la reviviscence des symptômes et l’évitement de la situation stressante.

La reviviscence des symptômes permet une traduction de la problématique traumatique en des termes hypnotiques. En effet, Megglé (2002) définit une hypnopathologie du stress post-traumatique en précisant que les patients traumatisés sont dans une hypnose perturbée évidente, notamment parce qu’ils sont en permanence dans un état de dissociation : une partie d’eux-mêmes étant dans le présent et, l’autre partie, étant ailleurs, dans l’épisode traumatique, qu’ils revivent sans cesse. Selon Megglé, les patients traumatisés sont « paralysés » dans le mécanisme de sortie de la transe hypnotique.

Suite à ce mécanisme, apparaît alors la seconde réaction : l’évitement. En effet, la « paralysie » et la dissociation conduisent naturellement le patient à une tentative de fuite ou d’évitement de la situation traumatique qu’il revit malheureusement sans cesse.

  1. LE VÉCU DU PATIENT ATTEINT D’UN CANCER : UNE IMPASSE

Les aspects traumatiques ont une place particulière dans la clinique oncologique. En effet, s’il est fréquent de rencontrer des patients pour lesquelles l’annonce d’un diagnostic de cancer altère la perception de l’avenir et du passé (Buckman, 2001), certains patients s’interrogent sur la cause de leur maladie. Or, de nos jours, la science n’a pas réellement identifié toutes les causes d’apparition du cancer. Ce manquement du savoir médical peut, à lui seul, généraliser toute une série d’interprétations causales, le plus souvent culpabilisantes. C’est donc dans leur passé que les patients vont tenter de rechercher les raisons de leur maladie. A travers un mécanisme naturel de « régression en âge », ils vont établir un screening complet de leur mode de vie et identifier les éventuelles erreurs. Cette recherche n’a dès lors que pour unique conséquence de culpabiliser le patient quant à ces potentielles causes. Cette attitude, considérée comme étant dépressogène, conduit le patient à vivre dans son passé, sans aucune possibilité de le changer. Autrement dit, le patient vit une expérience mélancolique : il s’installe à un moment donné de sa vie, à un niveau où le monde s’arrête (Megglé, 2002).

En ce qui concerne la perception de l’avenir, elle n’est guère plus optimiste. En cancérologie, l’incertitude joue une place prépondérante. En effet, les médecins n’abordent pas la question de la guérison, qui, dans notre compréhension du terme, renvoie à l’idée d’une disparition complète de la maladie. En cancérologie, à la fin des traitements, certaines cellules sont peut-être encore présentes mais ne sont toutefois pas détectables. La notion de rémission renvoie à cette incertitude qui complexifie l’état psychique du patient. Or, les patients ont besoin de ce contrôle pour gérer leur anxiété. De ce fait, ils tentent cette expérience du contrôle, notamment présente dans l’attention accrue des sensations corporelles, à travers une hypervigilance médicale, voire un contrôle des attitudes alimentaires. En bref, le patient tente de contrôler son avenir.

Du fait de ce passé traumatique et culpabilisant et de cet avenir incertain, les patients ont tendance à développer un présent compliqué. En effet, ils ne vivent plus dans ce temps présent mais vacillent entre ces deux temps ou plutôt à travers les pôles négatifs de ces deux moments. L’intérêt d’un travail d’hypnose est de permettre au patient d’équilibrer cette expérience.

  1. LES PHÉNOMÈNES HYPNOTIQUES DE L’APRÈS CANCER

Le patient souffrant d’un cancer se situe, après ses traitements, dans une hypnose particulière. En effet, à la vue de cette sensibilité émotionnelle, de ce vacillement et de la focalisation sur un passé culpabilisant et sur un avenir incertain, plusieurs phénomènes hypnotiques peuvent être identifiés.

En lien avec ce passé culpabilisant et négativement perçu, le patient semble être dissocié. En effet, enfermé dans une transe hypnotique négative, il ne vit que dans la culpabilité et la dépression. Les éléments positifs du passé sont d’ailleurs complétement amnésiés, comme dans certaines dépressions (Megglé, 2002), au détriment des aspects négatifs qui sont issues d’une hypermnésie. De plus, le patient se met en quête d’une cause à son cancer et recherche dans sa mémoire certains éléments qui sont potentiellement identifiés comme fautifs.

Par ailleurs, vu que le patient est dans une hypnose naturelle, qu’il est enfermé dans une transe négative, il présente certaines hallucinations. Certains symptômes, sensations corporelles peuvent en

effet être issues d’hallucinations kinesthésiques associées à l’objet de leur anxiété. Lorsqu’il ne s’agit pas d’une hallucination, ces sensations réelles dans le corps peuvent également être exacerbées par les émotions du patient. De ce fait, une sensation naturelle du corps peut prendre de l’importance, ce qui la transforme irrémédiablement en un symptôme inquiétant, à travers une hyper-focalisation du phénomène. D’autres manifestations comme la fatigue et les douleurs prennent également plus d’importance dans le corps du patient selon ce même principe.

En outre, les suggestions des médecins et de l’entourage du patient peuvent également renforcer cette hyper-focalisation négative. En effet, suite à la consultation médicale et à l’anxiété engendrée par les points d’attentions suggérées par le corps médical, certaines sensations peuvent miraculeusement se faire ressentir. Nous connaissons tous cette sensation étrange suggérée par l’infirmière qui prévient « attention, je vais piquer ». Bien avant que l’aiguille ait touché le bras, une sensation peu agréable apparaît. Que peuvent dès lors rencontrer les patients atteints d’un cancer lorsque, à longueur de journée, leur sont rappeler les phénomènes aversifs des chimiothérapies soit directement par le corps médical, soit par les médias ou les récits d’anciens patients qui veulent tout simplement être bienveillant et empathique ? Au-delà de ces sensations corporelles, l’incertitude, déjà discuté précédemment, renvoie à ce même phénomène de focalisation, et ce pour les mêmes raisons.

  1. QUELLES STRATÉGIES HYPNOTIQUES ?

Au vu de ces phénomènes, certaines stratégies hypnotiques peuvent permettre d’améliorer le vécu des patients atteints d’un cancer. La perception restreinte du corps malade peut être élargie comme nous le suggère Roustang (2002). De ce fait, changer le point de vue du patient, le mettre à une autre place, permettrait surement de voir ce corps d’une autre manière. En élargissant cette perspective, le patient pourrait peut-être voir et ressentir ce corps différemment. Il pourrait même investir, dans l’imaginaire, ce corps d’une manière différente.

De plus, le changement de perspective peut débloquer ce vacillement entre le négatif passé et le négatif à venir. Si nous prenons un pendule et le laissons pendre de droite à gauche en changeant le positionnement de notre main, ce pendule va commencer à changer de mouvement, éventuellement il va se mettre à tourner. C’est ce phénomène que nous rechercherons dans l’hypnose. Changer la place du patient lui permettra de visiter d’autres perspectives que les seuls champs négatifs actuellement investis, le remettre en mouvement. Pour atteindre cet objectif, le patient doit être amené à visiter du positif passé ou futur, ce qui permettra à notre pendule d’atteindre une troisième direction et changer le mouvement !

Pour répondre concrètement à ces questions, nous proposons une séance d’hypnose aux patients à la fin de leurs traitements. Dans un premier temps, nous induisons une transe légère et suggérons un endroit de sécurité en prenant bien soin de proposer au patient d’y être bien installé. Ensuite, nous utilisons une méthode dérivée de la technique de Rossi (1986) qui consiste à concentrer dans une main, choisie par le patient, ce qui lui est positif et dans l’autre le négatif. Suite à cette dissociation, nous suggérons une lévitation de la main dite « positive » et une catalepsie et une lourdeur de la main « négative » qui se referme sur elle-même, compressant par la même occasion les aspects compliqués (physiques et/ou émotionnelles). Cette mise en pratique de phénomènes hypnotiques permet de vérifier la transe et surtout de l’approfondir. De cette façon, le patient va pouvoir concevoir ses perceptions différemment et aussi, ressentir un sentiment de contrôle.

Après avoir appris à « contrôler » ses émotions par le simple fait de donner de l’importance à des événements positifs, jusque-là amnésiés et en réduisant l’impact négatif de son vécu par la suggestion de la fermeture de la main « négative », le patient ressent généralement un mieux-être émotionnel. Cette approche permet dès lors de changer de point de vue, comme l’idée du pendule qui tourne sur lui-même, métaphore décrite précédemment et qui peut être suggéré en séance.

Suite à cet exercice, nous proposons à l’inconscient du patient de se mettre au travail et d’intégrer le changement souhaité. Accompagné par le silence de notre voix, pendant que l’inconscient fera ces aménagements, le patient pourra poursuivre sa visite de l’endroit de sécurité qu’il a choisi. Cette démarche, décrite par Megglé (2014), permet progressivement de quitter la transe négative dans laquelle il était enfermé et ressentir les effets positifs de cette séance d’hypnose. Nous proposons par ailleurs au patient de pratiquer l’auto-hypnose pour renforcer ses défenses inconscientes.

CONCLUSION

Si l’intérêt de l’humanisation des soins et l’essor de la psycho-oncologie s’étendent, l’annonce d’un cancer reste un événement traumatique pour le patient. De plus, la peur liée à ce moment du diagnostic, même si elle est normale, peut, avec le temps, dévier vers du pathologique. Le patient traumatisé peut dès lors s’enfermer dans une transe hypnotique en focalisant des perspectives négatives, amnésiant par ailleurs ce qui semble être positif. Cette incapacité de sortir de transe peut être travaillée en séance.

Comme le patient est paralysé dans une transe négative en lien avec l’annonce du cancer, il est essentiel de mettre du mouvement en proposant un changement de perception. Dès lors, en suggérant ce changement de perspective, véhiculé par la transe hypnotique, le patient étendra ses perceptions, ce qui lui permettra de retrouver ce que la maladie et le trauma lié à l’annonce du diagnostic, ont camouflé dans la veille restreinte.

Les perceptions de la dimension temporelle et du corps peuvent être élargies par la mise en mouvement, qui permettra, au patient, de poursuivre son chemin et dès lors, permettre une sortie de transe hypnotique, atteignant de ce fait la veille élargie décrite par Roustang (2002). La technique issue des travaux de Rossi (1989) permet ce changement. En effet, l’apprentissage de cette technique apporte du mouvement et une sensation de contrôle de soi au patient, à distance de l’anxiété générée par l’annonce du diagnostic de cancer et du trauma qui y est associé. L’hypnose joue dès lors un rôle essentiel dans la prise en charge de l’après cancer et l’autohypnose permet l’approfondissement de cet apprentissage bénéfique.

 

 

Hypnose et Cancer

Hypnose et Cancer

Concepcion SICHI, Infirmière, Hypnothérapeute en Cancerologie, Auteur du site www.hypnose-et-cancer.fr

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