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Posted by on Mar 22, 2013 in Acupuncture, Médecine Traditionnelle Chinoise | 0 comments

MTC et Médecines intégratives à l’hôpital : cas de la médecine traditionnelle chinoise

médecineMédecines intégratives à l’hôpital : cas de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC)

 

Acupuncture, massages, « pratiques psycho-corporelles » comme le Qi Gong. Il y a encore quelques années, la présence de la médecine traditionnelle chinoise à l’hôpital aurait fait sourire. Voire, suscité l’indignation de certains soignants. Mais depuis deux ans, la mode de « médecines complémentaires » envahit les hôpitaux publics. Après deux ans d’études sur le sujet, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a signer en 2011 un accord avec le ministère de la Santé chinois, pour développer des échanges bilatéraux en matière de médecine chinoise : acupuncture, hypnose, ostéopathie, massages complètent la prise en charge au sein des établissements. Leur développement fait même partie du plan stratégique 2010-2014.

 

La médecine chinoise attire de plus en plus les Français, patients comme médecins. La Pitié-Salpêtrière (AP-HP) ouvert un centre dédié à cette pratique qui est actuellement utilisée en complément de la médecine conventionnelle pour lutter contre les effets secondaires des médicaments anti-cancéreux ou pour la réhabilitation de patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC).  « Notre centre est surtout un centre d’évaluation par le biais de la recherche clinique » explique le Pr. Baumelou, néphrologue au Centre Intégré de médecine chinoise de la Pitié-Salpêtrière.

 

Le centre de médecine chinoise à la Pitié-Salpêtrière :

 Un programme d’intégration de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) sur plusieurs niveaux :
– Services proposés aux patients (acupuncture, pharmacopée traditionnelle, massages traditionnels, Qi Gong),
– Formations adressées au personnel soignant,
– Programmes de recherches sur la MTC,

 

Plusieurs études en cours à l’AP-HP

« La médecine chinoise existe dans les hôpitaux français, mais n’est pas reconnue. Elle doit être labellisée et coordonnée. Il faut lui offrir une visibilité pour nos patients », explique le Pr. Alain Baumelou.

« Beaucoup de patients utilisent des médecines alternatives et craignent d’en parler à leurs médecins. Ceux-ci sont la plupart du temps incapables de les interroger sur leurs pratiques, faute de formation. Il faut lever cette opacité, cette non-transparence de ce que prennent les malades en enseignant leur existence et leur principe aux professionnels de santé », poursuit-il.

Une étude a été menée sur le personnel à la fin de l’année 2010. Un traitement d’acupuncture leur a été proposé pour évincer des douleurs ostéo-articulaires et notamment des maux de dos. « L’essai a été un succès, autant du point de vue du recrutement (250 personnes y ont participé) que des résultats », explique le Pr. Alain Baumelou.
Mais les études plus globales sur patients démarrent seulement. « Il faut que les projets de recherche clinique remplissent toutes les conditions, trouvent un financement et que les équipes concernées s’y investissent », explique le Dr. Catherine Viens-Bitker.
Neuf études ont trouvé des financements à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière. « L’une d’entre elle concerne l’efficacité de la médecine chinoise sur les douleurs lombo-pelviennes lors de la grossesse. 400 patientes y participent », raconte le Pr. Alain Baumelou, qui poursuit: « nous n’en sommes qu’aux balbutiements, il nous faut élaborer une feuille de route permettant l’évaluation de ces soins. Seule une véritable évaluation de son efficacité lui conférera toute sa légitimité », souligne le Pr. Alain Baumelou.
Un comité d’orientation a été mis en place et devrait, en fonction des données disponibles, émettre des propositions sur la place de ces traitements complémentaires au sein de l’AP-HP d’ici à la fin de l’année, selon le Dr. Viens-Bitker.

 

L’engouement pour les Médecines complémentaires

 

Les personnes atteintes le plus souvent de maladies chroniques, cherchent selon les cas, à atténuer les effets secondaires des traitements qui leurs sont administrés, prévenir les complications et les récidives de la maladie, ou soulager la douleur physique et morale qui l’accompagne.

Face à ce constat, l’AP-HP s’adapte et a souhaité engager une réflexion sur le développement de ces médecines complémentaires au cours du plan stratégique 2010-2014.

Objectif : réaliser un état des lieux de l’offre existante à la fois en matière de soins et d’enseignement et développer une activité de recherche. Un comité d’orientation piloté par le Pr Jean-Yves Fagon a été mis en place et chargé d’émettre des propositions d’orientation et d’action sur la place de ces traitements complémentaires au sein de l’institution.

 

Une offre de « traitements complémentaires » existe en effet déjà à l’AP-HP. Il s’agit le plus souvent de consultations ambulatoires (acupuncture, auriculothérapie, hypnose, homéopathie, ostéopathie…), les domaines les plus concernés étant la douleur et plus généralement la prise en charge de pathologies chroniques. Des pratiques soignantes fondées sur les médecines complémentaires (toucher thérapeutique, réflexologie, sophrologie) sont aussi utilisées pour des patients hospitalisés, dans les services de gérontologie notamment.

 

Côté formation, des enseignements universitaires de 3ème cycle sont organisés par les universités partenaires de l’AP-HP.

 

Côté recherche, le PHRC national comporte depuis 2008 un appel dans ce domaine, en recherche clinique et en recherche en soin. Le département de la recherche clinique et du développement de l’AP-HP a prévu d’ouvrir en 2012 un axe médecine chinoise et médecines complémentaires dans son prochain appel à projets interne. Actuellement, 11 projets sont en cours sur les médecines complémentaires et les médecines traditionnelles chinoises.

 

Pour l’AP-HP, centre hospitalo-universitaire de la région Ile-de-France, l’enjeu est de taille pour répondre aux questions posées par une diffusion de ces techniques dans un CHU : problématique des soins, mais aussi de l’enseignement, de la recherche clinique et de l’évaluation. Comme l’a rappelé Mireille Faugère, il s’agit à la fois « de répondre aux interrogations des patients sur la place et l’efficacité de ces traitements ; mais aussi de montrer l’efficacité de ceux-ci en développant une recherche clinique qui réponde aux règles de financement, d’organisation et de méthode de la médecine fondée sur les preuves ».

Médecine chinoise,  médecine occidentale : les rapprochements à l’AP-HP


– Création à la Pitié-Salpêtrière du centre intégré de médecine chinoise dirigé par le Pr Alain Baumelou. Il a vocation à coordonner les activités mais également être une source d’informations et de liens pour l’ensemble de l’AP-HP.
– Accords de coopération signés avec les hôpitaux universitaires de médecine chinoise de Nankin, Canton et Shanghai et avec Hong-Kong.
– Protocole de recherche clinique en cours en gynécologie-obstétrique.

 

En parallèle aux actions de l’AP-HP l’Université Paris 13 propose déjà un D.U. en MTC d’une durée de 3 ans accessible ayant pour objectif de développer l’étude des arts médicaux et des civilisations de la Chine ancienne et contemporaine. Le programme permettant d’aborder entre autre la théorie fondamentale de la MTC (yin yang, théories des viscères, le méridien, étiopathologie), l’art du diagnostic en MTC.

 

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Annuaire des praticiens en Médecine Traditionnelle Chinoise

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