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Posted by on Juin 3, 2013 in Ostéopathie, Thérapies Manuelles | 0 comments

Les Ressources Originelles par le Dr Bernard Rosa

Les Ressources Originelles : nous définirons les ressources comme des réserves d’énergie, de matière et de compétences dans lesquelles nous pourrions puiser pour affronter les situations.

La première cellule d’un être humain est issue de la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde. Elle reçoit de sa mère, presque toute sa machinerie moléculaire, dont la moitié de ses chromosomes.

L’autre moitié de ses chromosomes et quelques autres molécules proviennent de son père. Chaque humain puise dans ses ressources héréditaires pour en trouver d’autres physiques et chimiques, innées et acquises, conscientes ou pas,

neurologiques et psychologiques, intellectuelles et émotionnelles, extérieures et intérieures, bénéfiques ou néfastes, voire sur d’autres plans, parfois plus subtils…

Nous recherchons, trop souvent, les raisons de nos réussites dans ce que nous considérons comme nos qualités, et celles de nos échecs dans ce qui nous semble nos défauts. Si cela reste souvent vrai, l’inverse arrive aussi ou, plutôt, l’usage que nous faisons de TOUTES nos ressources contribue à nos réussites et à nos échecs. Car ce qui est utile en certaines circonstances devient nuisible dans d’autres, et inversement. Pour illustrer cela, nous comparerons un être humain à une entreprise, et ses ressources à ses employés, à son matériel et à sa trésorerie.

Même si ce n’est pas toujours vrai car la vie est parfois injuste, avec des ressources adaptées et suffisantes, l’entreprise a plus de chance d’obtenir de meilleurs résultats. Et elle augmente ses probabilités de survie, de réussite, de croissance et de prospérité en combinant ses bonnes ressources, avec compétence, au bon moment, dans chaque situation. Sa baisse de compétitivité lui fait courir un risque mortel, si ses ressources s’avèrent insuffisantes ou excessives, inefficaces, inadaptées, trop chères, inutiles, incompétentes, mal hiérarchisées, mal employées… Ce constat semblera moral à certains : conforme à leurs valeurs concernant les devoirs et les droits inhérents aux règles sociales et aux mœurs régissant la vie en société. D’autres le trouveront immoral, c’est-à-dire contraire à leur morale. Espérons que la plupart n’y verront qu’une description amorale : dépourvue de toute constatation morale. Car ce constat se contente de relater une réalité conforme aux lois de la sélection naturelle qui s’appliquent à toutes les dimensions des activités du vivant…

LES RESSOURCES GÉNÉTIQUES
Chaque chromosome comporte deux brins d’ADN où se succèdent des molécules, appelées des nucléotides. Certaines petites portions d’un de ces deux fils torsadés sont appelées des gènes. Ils ne représentent que 2o u3%
des chromosomes. Et chaque gène détermine la synthèse d’une ou de plusieurs molécules qui contrôlent leurs environnements via la position et l’activité des autres molécules de leur cellule, voire de celles des autres cellules.
Des ressources génétiques défaillantes peuvent donc affecter notre vie.
Proteine
Exemples : le gène MLH1 situé en p21 sur le chromosome 3, répare l’ADN de sa cellule. Sa mutation est fréquente dans les cancers du côlon et du rectum sans polype. Le site 11p15 régule l’insuline.
Sa mutation peut provoquer un diabète insulino-dépendant. Le gène d’une autre hormone, le glucagon, est porté par le chromosome 17. Sa mutation peut provoquer un diabète non insulino-dépendant, en altérant les récepteurs des cellules du pancréas, des muscles et des adipocytes. Chez l’homme, le chromosome 1 porte le gène de la molécule ARN 5S, un des éléments constitutifs des ribosomes, indispensables à la synthèse protéique.
La mutation 11p11-5 provoque la drépanocytose qui améliore les chances de survie dans les contrées où sévit le paludisme. Mais cette anomalie des globules rouges peut être mortelle car elle bouche aussi les artères. Dès le stade génétique, une ressource n’est qu’une réserve dans laquelle notre organisme peut puiser, ou pas, pour s’adapter. Et même le fait de savoir les limites de nos ressources génétiques peut être une ressource qui nous aide à accepter…
Si les gènes sont importants, il ne faut pourtant pas croire que le reste du génome ne sert à rien. Car, en se fixant dessus ou en s’en libérant, des molécules dites épigénétiques modulent l’expression des gènes.

Donc, dès son stade moléculaire, et encore plus dans les autres niveaux plus complexes de son organisation, la vie combine ses ressources chimiques, électriques, mécaniques…
Ainsi, des portions de cet ADN servent à positionner chaque gène là où la cellule en a besoin, quand elle en a besoin et dans l’état où elle en a besoin. D’ailleurs, les plus récentes études scientifiques démontrent que près de 90% de l’ADN humain
semble actif. La génétique donne donc raison à Coluche quand il se plaisait à dire : «dans la vie on naît tous égaux …mais il y en a qui sont plus égaux que d’autres…».

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