Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on Mai 24, 2013 in Fatigue Chronique | 1 comment

Le Syndrome de Fatigue Chronique est-il une maladie auto-immune ?

Syndrome de Fatigue ChroniqueLa somme des informations immunitaires recueillies sur le Syndrome de Fatigue Chronique (SFC) permet de proposer de nouvelles hypothèses. Mieux comprendre une maladie, c’est aussi mieux la guérir.

Pour les membres de l’association internationale sur le syndrome de fatigue chronique (IACFS), il ne fait aucun doute que cette maladie concerne les trois principaux systèmes de l’organisme, immunitaire, neurologique et endocrinien. Certains membres ont même pensé la rebaptiser syndrome neuro-immuno-endocrinien. L’existence de perturbations immunitaires dans le SFC est un fait acquis que seuls les ignorants peuvent contester. Il s’agit dans cet article d’évoquer, à travers les données scientifiques acquises, la possibilité de considérer cette maladie comme étant auto-immune.

L’auto-immunité peut être résumée comme une réaction immunitaire de l’organisme vis-à-vis de lui-même. Elle implique les lymphocytes B et T. Les lymphocytes B produisent des anticorps. Nous sommes familiarisés avec la production d’anti-corps, stimulée pour lutter contre les éléments extérieurs bactériens, viraux ou alimentaires. Peu de gens savent que nous produisons aussi des anticorps contre nos propres structures, mais que cette production est régulée par un système complexe pour éviter que nous nous détruisions. Les lymphocytes T représentent l’immunité cellulaire, elles font partie des globules blancs. Ils en existent plusieurs sortes. Certains peuvent détruire des cellules malades infectées ou cancéreuses. D’autres peuvent s’attaquer directement à des bactéries ou des parasites ou participent à la régulation immunitaire. Dans certaines conditions, ces lymphocytes T peuvent attaquer des cellules saines et participer à la maladie auto-immune. Ce résumé succinct est bien sûr loin de la réalité complexe du système immunitaire.

Le premier juin 2012, à Londres, un groupe de travail s’est réuni pour débattre sur Maladie auto-immune et encéphalomyélite myalgique et syndrome de fatigue chronique (SFC). Cette conférence a réuni des chercheurs venant du monde entier. Le résumé de la conférence a été rédigé en anglais, vous pouvez le retrouver dans la rubrique syndrome de fatigue chronique du site www.artsweb.eu. Le texte qui suit reprend des éléments de cette conférence.
Le docteur Michel Geffar, (INSERM,France) a exposé à plusieurs reprise à Dijon les résultats de tests immunitaires effectués chez des patients souffrant de syndrome de fatigue chronique.
Certains éléments issus de son cours, présenté à Dijon au Diplôme Universitaire de pathologies neurofonctionnelles, sont incorporés à cet article.
Le docteur Geffar a découvert l’existence d’anticorps spécifiques circulants dans le sang et il a mis au point une nouvelle approche biomédicale des maladies chroniques appelée endothérapie multivalente. Ces travaux sur la sclérose en plaques, une maladie auto-immune, sont particulièrement remarquables.
ARGUMENTS EN FONCTION DES CELLULES IMMUNITAIRES
Selon le docteur Marshall-Gradisnik (Gold Coast, Australie), on note des anomalies au niveau des lymphocytes T et B suggérant un dysfonctionnement de type auto-immun. Ces anomalies sont variables d’un individu à l’autre. Il existe des
sous-groupes de patients pour lesquels on retrouve plus d’anomalies. S’agit-il de patients présentant une maladie auto-immune classée par erreur dans le syndrome de fatigue chronique.
Les docteurs Mella et Fluge (Université de Bergen, Norvège) ont découvert fortuitement qu’une molécule freinant la production de lymphocytes B améliore certaines personnes souffrant de SFC. Ce médicament, appelé rituximab, commercialisé sous les noms de Rituxan et MabThera, est actuellement utilisé pour traiter le lymphome, des formes graves de maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus. L’effet positif du rituximab n’est pas lié à la quantité de lymphocytes B. Son efficacité pourrait impliquer une autre voie pas encore identifiée ou dépendre d’un mécanisme multifactoriel. Il est trop tôt pour présenter ce médicament, qui provoque beaucoup d’effets secondaires, comme un traitement du SFC.
Ce médicament, appelé rituximab, commercialisé sous les noms de Rituxan et MabThera, est actuellement utilisé pour traiter le lymphome, des formes graves de maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus. L’effet
positif du rituximab n’est pas lié à la quantité de lymphocytes B. Son efficacité pourrait impliquer une autre voie pas encore identifiée ou dépendre d’un mécanisme multifactoriel. Il est trop tôt pour présenter ce médicament, qui provoque beaucoup d’effets secondaires, comme un traitement du SFC. Tous les chercheurs retrouvent un dysfonctionnement des cellules NK dans le SFC. Ces cellules ne sont ni des lymphocytes B ni des lymphocytes T. Elles font partie de notre système immunitaire inné.

1 Comment

  1. Bonjour, je suis une jF de 33 ans atteinte d’ EM forme progressive et sévère. ( encéphalomyélite myalgique) ( je n’emploierai pas le terme insultantissime de  » sfc » ). Je suis atteinte depuis 6 ans et 10 mois , suite à une simili grippe bronchite contracté en fin oct/début nov 2008. Actuellement, je suis alitée 23h/24h.

    Puisque je suis une des rares chanceuse sur les 8millions d’EM – dont 2millions de sévères de par le monde) ( 17 millions étant les EM mélés aux malades SFC), a avoir la chance de tester dans le cadre de la Recherche mondial un protocole Rituximab, je tiens à apporter mon témoignage :

    J’ai recu ma 4ème perfusion/6 d’1gramme de Rituximab il y a un mois. Je ne peux que confirmer l’atteinte auto-immune, puisque, je réponds au Rituximab, et ai vu nombres de mes symptômes s’améliorer.

    Puisque les études officielles à plus grandes échelles sont en cours,( phase III Fluge et Mella, étude Uk à venir, etc), je ne parlerai pas publiquement des symptômes améliorés.

    Je peux juste dire que oui, contre toutes attentes, le Rituximab a bien amélioré nombres de symptômes chez moi, même si pour le moment, les pires (harrassement extrême +++, intolérance orthostatique +++ – je ne tiens pas debout + de 4 min par 24h sans perfusions 3*/semaines m’ajoutant du volume sanguin-, et atteinte cognitive +++++++) ne sont pas ( encore ?? améliorés).

    Mon témoignage juste pour apporter à réfléchir si toutefois une blouse blanche interessée par notre maladie, l’ EM, venait à me lire. Nous manquons ( très ) cruellement de spécialistes en France. S’il vous plait, l’ EM est une horreur pure, qui prive de tout, nous pouvons nous retrouvés à survivre chaque jour totalement alité(es), en étant plus qu’un coeur qui bat et un intestin qui fonctionne. Ne nous laissez pas tomber. Merci de m’avoir lu.

Post a Reply