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Posted by on Juil 12, 2013 in Revues, Thérapies Complémentaires | 0 comments

Adolescence : Santé Intégrative n° 21

Adolescence : Santé Intégrative n° 21

 


 

Actualité médicale par le Dr Philippe Tournesac

 

L’AFSSAPS toujours aussi désordre

Depuis l’affaire du Médiator®, nous assistons à un branle-bas de combat au niveau des autorités chargées des médicaments. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) est en première ligne. Après des années d’incapacité à prendre une décision pour des raisons qui restent à déterminer, lobbying, incompétence, lenteurs administratives, défaut de transmission d’informations ou protectionnisme de laboratoires français, nous assistons à une agitation désordonnée qui a tout d’abord donné lieu à la publication d’une liste de soixante-dix-sept médicaments placés sous surveillance. Dans un deuxième temps, des médicaments sont retirés pour des raisons tout aussi peu valables que celles pour lesquelles on a maintenu le Médiator®.

Mercure et maladies cardio-vasculaires

Une étude récente a tenté d’évaluer les effets du mercure sur l’incidence des maladies cardio-vasculaires. Plus de 170 000 professionnels de santé ont été suivis pendant des décennies. Les résultats bruts ont montré des taux plus élevés de mercure dans les ongles des sujets indemnes de maladies cardio-vasculaires. Une analyse plus approfondie des résultats statistiques a montré que cette différence n’était pas significative. Pour les auteurs, le risque relatif est réduit de 15 % chez les sujets présentant des taux plus élevés dans les ongles. Ils ont toutefois oublié que l’élimination par les ongles de mercure est le signe d’une bonne capacité de détoxification.

 

Cancer : un autre regard passe à l’acte

Projet innovant : « créer le premier centre d’accompagnement thérapeutique pour les patients atteints de cancer et leur entourage ».

L’association Ressource et son président le Dr Mouysset déplacent depuis quelques années des milliers de personnes pour des conférences uniques en leur genre, appelées un autre regard sur le cancer. Après les discours, il s’agit de passer à l’acte.

En 2011, le traitement du cancer est principalement axé sur la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie. De nombreux autres facteurs interviennent sur le pronostic et la capacité de guérison de cette maladie. Il a été démontré que les malades atteints de cancer vivent mieux et plus longtemps lorsqu’ils bénéficient d’un soutien psycho social de la transmission du savoir des soignants aux soignés, l’éducation thérapeutique du patient (ETP) vise à rendre meilleures les conditions de vie du malade, à l’aider à devenir plus autonome et à lui donner les informations nécessaires pour qu’il vive le plus sainement possible. Cette approche pluridisciplinaire permet aux patients de s’investir vraiment dans la démarche de soins. Le centre Ressource veut intégrer cette approche dans le parcours de soins du patient.

 


 

Connaître

acrylamideL’acrylamide : danger ou pas pour la santé ? par le Dr Philippe Tournesac

Nous avons peur du nucléaire, des pesticides, de l’ozone et des gaz d’échappement. En cuisinant, peut-être sommes nous encore plus dangereux !

Il n’est pas forcément nécessaire de vivre dans une zone citadine, industrielle ou agricole polluée pour s’intoxiquer. La cuisson à plus de 100° des aliments, dans notre cuisine ou par l’industrie agroalimentaire, peut nous exposer à des produits chimiques potentiellement dangereux pour notre santé. L’acrylamide est une molécule chimique produite quand les aliments sont chauffés à haute température, au-delà de 120°. Un processus, appelé réaction de Maillard, permet aux aliments de brunir en cuisant, les sucres comme le glucose, le fructose ou le lactose, réagissent avec des acides aminés pour former diverses molécules toxiques. Les molécules produites donnent un aspect appétissant aux aliments en améliorant leur couleur, leur parfum et leur goût. Comment ne pas fondre devant un aliment caramélisé ! Les nitrosamines sont produites lors de la cuisson quand les viandes ou les fromages sont associés à des conservateurs contenant des nitrites. L’acrylamide est produit quand les sucres sont cuits à hautes températures. Ils ont le pouvoir de favoriser les mutations de l’ADN (dans les chromosomes). Dans un article paru en 2010, Spivey évalue les données disponibles sur l’acrylamide en matière de santé cuits longtemps et à haute température au four ou frits, rôtis, grillés, toastés, plus la quantité d’acrylamide formée est importante. Le contenu des aliments est aussi un facteur important. Le risque augmente avec le contenu en sucre et asparagine, un acide aminé. On trouve surtout l’acrylamide dans les aliments riches en amidon comme la pomme de terre que l’on aime bien faire dorer à haute température café, les céréales, le pain et les crackers.

 


 

Thérapie intégrative par Alain Gourhant – Psychothérapeute intégratif

 

EnneagrammeL’ennéagramme : interview d’Eric Salmon

Eric Salmon, formateur à l’ennéagramme, nous invite à découvrir ce puissant outil de développement personnel, en nous expliquant le sens des neuf bases et leurs correspondances, aussi bien avec la psychopathologie moderne que la tradition la plus ancienne du christianisme.

Alain Gourhant : Pourriez-vous nous présenter l’ennéagramme ? D’abord que signifie son nom ? Quelle est son origine ?

Eric Salmon : C’est un mot qui vient du grec ennea, le nombre neuf, et gramma qui signifie une figure. Comme lepentagramme, figure à cinq points ou l’hexagramme, six points, l’ennéagramme est une figure à neuf points ou neuf bases. Quant à l’origine de l’ennéagramme, elle est lointaine et je différencie ce qui date d’avant et après 1970. Avant, il existe un diagramme ancien, dont les origines sont lointaines et sur lequel on peut dire tout et n’importe quoi. Autour de Pythagore, il y a un faisceau de présomptions qui semble montrer qu’il connaissait le schéma et qu’il l’utilisait pour la connaissance de soi. On pourrait aussi citer le

théologien et philosophe catalan Ramon Llull au XIIé siècle… De toute manière, toutes ces interprétations et utilisations anciennes de ce graphique ne sont pas claires.

 


Chronique

EmotionsÀ l’écoute de nos émotions par Jacques Salomé

On a longtemps pensé que les émotions étaient censées être le propre de l’homme. Celui-ci étant considéré comme le seul être vivant à pouvoir éprouver ce qui, parfois, se présente comme une tempête et d’autres fois, comme une douce circulation d’émois et de ressentis agréables. Cette croyance a survécu dans notre culture alors qu’elle n’est pas du tout présente dans d’autres. En Occident, cela nous a arrangé de penser, durant des millénaires, que les animaux et les plantes, la faune et la flore qui peuplaient notre planète n’avaient pas d’émotions et encore moins de langages, que nous étions seuls à pouvoir disposer de ces qualités, de ce pouvoir ou de cet inconvénient (quand celles-ci nous submergent et nous entraînent à des comportements parfois excessifs).

 

 


 

adolescentDOSSIER : ADOLESCENCE

 

 

“Les adolescences trop chastes font les vieillesses dissolues”
André Gide, Extrait de Journal

Certains pensent que nous sommes tous des parents médiocres ! L’arrivée d’un enfant est souvent préparée avec attention. Les nombreux ouvrages apprêtent le futur parent. Même s’il existe encore des surprises à la naissance, celles-ci sont de plus en plus réduites. La transformation d’un enfant en adolescent est moins programmée : l’âge, le mode réactionnel, la durée de la transition sont autant d’étonnements.
À part quelques rares services de psychiatrie réservés aux adolescents, il n’y pas, à ma connaissance, de service hospitalier spécialisé dans les adolescents. La pédiatrie, la gériatrie sont des spécialités reconnues pour des populations ayant leurs particularités mais il n’existe presque rien pour les ados.
Pourtant, dès l’accueil, la consultation de l’adolescent est particulière. Il ne s’agit plus d’un enfant soumis à ses parents, et pas encore d’un adulte conscient de l’importance de sa santé. Le concept de mort n’est pas encore intégré. Dans son inconscient, il est immortel. La maladie aiguë doit guérir seule et la maladie chronique n’est même pas envisageable. L’adolescent est un être complexe et original qui justifie donc une approche intégrative.
Nous vous proposons des idées directrices et quelques solutions pratiques.
Tout d’abord, monsieur Yves Rémy, spécialisé dans la prise en charge des jeunes de 15 à 24 ans présente les adolescents : Nouvelle AdoJeunesse, autre siècle – page 16.

Il introduira ensuite un mode de prise en charge original de leurs problématiques concrètes et quotidiennes : L’AdoJeunologie® ou l’impérieuse réhabilitation du junior – page 20.

Le docteur Bernard Rosa présente une vision intégrative de l’adolescence, en insistant sur les liens entre émotions et corps, ainsi que sur le rôle essentiel des parents : Adolescence, mode d’emploi – page 29.

Le sommeil, l’alimentation et quelques problèmes de santé sont aussi abordés

Les retards de phase ou le jet lag social – page 22.

Hypoglycémies et petit-déjeuner – page 25 par le docteur Philippe Tournesac.

Le suicide chez les adolescents : deuxième cause de mortalité – page 24 par madame Marielle Issartel.

Cannabis, le cerveau en danger- page 32 par le docteur Philippe Tournesac.

Les problèmes de poids : Sophro, ados, kilos en trop – page 38 interview de madame Michèle Declerck par monsieur Alain Giraud.

Cette tranche d’âge est soumise à des examens qui peuvent être source de trac. L’homéopathie est un moyen simple, sans danger pour traverser ces épreuves. J’ai le trac aux examens – page 28 par le docteur Yves Le Guénédal.

Madame Elena Valette, pharmacienne, résume les indications de quelques plantes utiles dans cette période : La phytothérapie au secours des maux de l’adolescence – page 36.

Le docteur Jean-Michel Issartel analyse l’impact des nouvelles technologies : De la fascination à l’addiction numérique – page 34.

 


 

 

À lire À voir

Le stress au travail : véritable fléau
Les géants aussi ont commencé petits
Comment devenir Bouddha en cinq semaines
Des ténèbres à la lumière…


Parole de sophrologue par Alain Giraud – Sophrologue

La Sophranalyse

La sophranalyse fait l’objet de constants développements théoriques et cliniques. Elle part des bases théoriques freudiennes, jungiennes et lacaniennes, fait appel aux techniques du cycle supérieur du training autogène et du rêve éveillé pour aboutir aujourd’hui à une sophranalyse intégrative à visées phénoméno-structurales

Jean-Pierre Hubert, psychanalyste, bio énergéticien, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris XIII, auteur des livres fondamentaux sur la sophrologie depuis 1982, vient d’écrire un ouvrage conséquent sur la Sophranalyse.

 

Alain Giraud : Pourquoi avoir écrit un ouvrage sur la sophrologie analytique  ?

 

Jean-Pierre Hubert : À l’heure actuelle, j’estime que le moment est venu de préciser sans plus attendre ce qu’est la sophrologie analytique désignée sous le vocable de sophranalyse.

Ce terme a été malheureusement banalisé sous de nombreuses formes ne présentant aucune cohérence car sans rapport avec la réalité de la sophranalyse et la formation que l’on doit respecter. Cette mise au point contribuera à faire avancer les relations, non seulement entre thérapeutes mais encore entre toutes les personnalités s’occupant de la relation et de la souffrance humaine. C’est aussi par réaction à une sorte de « nouvelle vague » qui semble destinée à vendre la sophrologie comme un produit de consommation facile et pratique.

Je pense en effet, qu’il est nécessaire de maintenir la sophrologie dans la ligne d’une déontologie rigoureuse qui était celle de la période de fondation car la sophrologie est indissociable de la thérapeutique et du rapport social gouverné par une éthique qui va de soi mais qui n’est pas toujours respectée

 


 

Actualité fibro – TDHA – spasmo

gingembreSurmenage musculaire : la solution gingembre

Après un excellent effort musculaire, vous pouvez être tentés de prendre de l’aspirine ou de l’ibuprofène pour soulager les douleurs. Ces anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être mal tolérés par l’estomac, d’autres solutions peuvent être envisagées. Parmi ces possibilités, le gingembre, qui est facilement disponible en phytothérapie.

Le gingembre contient deux ingrédients qui réagissent pour soulager la douleur. Le gingerol est un des composants qui pourrait fonctionner comme un AINS après effort. Les shogaols sont des produits de dégradation du gingerol, ils activeraient des récepteurs neurologiques pour provoquer une analgésie. Quand la racine de gingembre est déshydratée, elle s’appauvrit en gingerol et s’enrichit en shogaols. Ces modes d’actions sont surtout issus de théories. Le mode d’action du gingembre n’est pas vraiment important. Les véritables questions sont: le gingembre soulage-t-il la douleur ? Un des ingrédients agit-il plus que l’autre ? De quelles doses de gingembre avons-nous besoin, devons-nous en absorber tous les jours ? Deux études effectuées par le Dr Black fournissent des réponses pour bloquer la douleur(2,3).

Du scepticisme à la croyance

Le Dr Kevin White a publié un livre aux États-Unis, « Breaking through the fibro fog », que l’on peut traduire par « Transpercer le brouillard de la fibromyalgie ».

Dans un article paru en avril 2011 dans la revue Fibromyalgia Network, il explique le cheminement qui l’a mené à être convaincu de l’existence de fibromyalgie. Au cours de ces études de médecine et de ses trois années d’internat, il n’avait jamais entendu parler de fibromyalgie. Lorsqu’il a entendu le mot pour la première fois, on lui a dit qu’il s’agissait d’une maladie psychologique de simulateur. Alors pourquoi croire qu’il existait une maladie, qu’aucun de ses professeurs ne lui avait enseignée ou avait pris la peine de mentionner pendant sa formation médicale ? Il explique qu’après avoir fini ses études de médecine, il a commencé une formation pour devenir un spécialiste en maladie articulaire. C’est à ce moment-là, qu’il a commencé à voir des patients souffrant de fibromyalgie. Pendant son stage, il en a vu des centaines. Il a tout d’abord été frappé par leur normalité psychologique. Certains souffraient de dépression, d’autres étaient anxieux. Mais beaucoup n’étaient ni l’un ni l’autre. Donc, si l’origine était psychologique, pourquoi n’étaient-ils pas tous un peu toqués ?

 

Adolescents de mère souffrant de SFC

Les personnes souffrant de syndrome de fatigue chronique (SFC) interrogent souvent le médecin sur le caractère héréditaire de leur maladie. Il n’existe pas actuellement de gène du syndrome de fatigue chronique. Une équipe de pédiatre, médecin, épidémiologiste et psychiatre de Seattle aux Etats-Unis a comparé le degré de fatigue d’adolescents ayant une mère souffrant de syndrome de fatigue chronique ou non. Le premier groupe comprenait vingt-six adolescents de vingt mères souffrant de syndrome de fatigue chronique confirmé par un diagnostic médical. L’autre groupe était composé de quarante-cinq adolescents de trente mères en bonne santé. Les adolescents ont été interviewés sur leur fatigue, leur somnolence, et examinés à la recherche de points douloureux. Ils ont aussi subi des tests d’effort pour mesurer leurs capacités cardiaques et respiratoires.

 


 

Art & émotion

François Morellet : Réinstallations

 


 

 

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Santé Intégrative n°21

 


 

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